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Communiqués de presse et déclarations 2012

Le financement durable de la lutte contre le paludisme au cœur de l'agenda de développement de l'Afrique

Communiquées de presse 23.06.2012
From left to right: H.E. Awa Marie Coll-Seck, Minister of Health and Social Action, H.E. Youssou Ndour, Minister of Culture and Tourism, Senegal, H.E. Dr Yatta Lori Lugor, Deputy Minister of Health, Republic of South Sudan
From left to right: H.E. Awa Marie Coll-Seck, Minister of Health and Social Action, H.E. Youssou Ndour, Minister of Culture and Tourism, Senegal, H.E. Dr Yatta Lori Lugor, Deputy Minister of Health, Republic of South Sudan

Les Ministères de la Santé africains identifient les écarts financiers relatifs à leurs plans nationaux de lutte contre le paludisme et font appel à leurs Ministères des Finances pour l'utilisation des ressources nationales ou autres sources innovantes

DAKAR, 23 juin 2012 – Des représentants de 39 gouvernements se sont réunis pour l'atelier sur l'analyse des écarts programmatiques et financiers organisé par le Partenariat Roll Back Malaria à Dakar du 19 au 22 juin 2012. Les Coordonnateurs des Programmes Nationaux de Lutte Contre le Paludisme (PNLP) ont révisé leurs feuilles de route sur les activités respectives de lutte contre le paludisme devant être menées pour atteindre les Objectifs de Développement du Millénaire de 2015.

Les représentants vont utiliser des projections afin d'exhorter les Ministres des Finances à allouer de nouvelles ressources nationales à la lutte cette maladie. Ils feront également appel à d'autres bailleurs de fonds dans le but d'intégrer des mécanismes de financement novateurs dans l'effort mondial de lutte contre le paludisme.

Une analyse exhaustive des écarts programmatiques identifie tous les besoins nécessaires à la mise en oeuvre correcte du plan stratégique des PNLP. Elle indique les interventions bénéficiant déjà d'un financement et met en évidence les écarts financiers en suspens pour lesquels un financement est encore requis. Les Coordonnateurs des PNLP prennent ainsi toutes les mesures nécessaires pour assurer la disponibilité des plans de financement durables dans tous les pays où le paludisme est endémique. Malgré la hausse exceptionnelle des investissements au cours de la dernière décennie, la collecte de fonds reste un défi important pour répondre aux besoins annuels nécessaires à une stratégie de lutte cohérente de la maladie.

Lors d'une récente réunion ministérielle, Son Excellence le Président du Conseil d'administration du Partenariat RBM, M. Victor Makwenge, un parlementaire de la République Démocratique du Congo, a invité les participants à collecter des fonds au niveau de leurs pays respectifs sachant que le financement national alloué à la lutte contre le paludisme est encore trop faible et augmente trop lentement bien que nécessaire pour la mise à profit du financement international.

L'écart dans le financement de lutte mondiale contre le paludisme est estimé à environ 9,7 milliards USD pour la période de 2012-15. De ce montant, le déficit de financement pour l'Afrique pour l'achat des intrants et leur livraison est estimé à 3,2 milliards de dollars pour la même période.

«Les interventions contre le paludisme ont démontré leur impact à la fois sur la baisse de la mortalité infantile et sur le développement économique », a déclaré Pr. Awa Marie Coll-Seck, Ministre de la Santé et de l'Action Sociale de la République du Sénégal. Elle a rappelé au public les enjeux de la lutte. "Nous devons continuer à bâtir sur notre décennie de succès," at-elle expliqué, insistant ainsi sur les leçons de l'histoire montrant clairement que le paludisme va ressurgir si la maladie n'est pas contenue en permanence.

L'impact du paludisme sur la santé publique est aggravé par des coûts économiques élevés, à la fois directs et indirects. Il est estimé que l'Afrique dépense près de 40% de l'ensemble de son budget santé sur le paludisme.

"Investir dans la lutte contre le paludisme génère des bénéfices économiques et sociaux" a affirmé M. Youssou Ndour, Ministre de la Culture et du Tourisme s'adressant à l'assemblée. "Cet investissement augmentera la productivité et bénéficiera en particulier au secteur du tourisme" a t-il ajouté. La mise à échelle rapide et importante des interventions contre le paludisme pourrait augmenter la production économique par autant que 30 milliards de dollars par an en Afrique.

La réunion a porté sur les principales interventions de lutte contre le paludisme, y compris des mesures préventives, telles que l'utilisation des moustiquaires imprégnées d'insecticide à longue durée d'action (MILDA), la pulvérisation intradomiciliaire (PID), le diagnostic et le traitement. Les discussions ont également abordé les activités de soutien nécessaires au déploiement efficace et au suivi de ces interventions telles que la capacité de gestion, la formation, la communication pour le changement de comportement, le suivi et l'évaluation, ainsi que la surveillance de la résistance.

Plus de 200 intervenants ont participé à cet atelier de trois jours, y compris les Programmes Nationaux de Lutte contre le Paludisme, les Ministères de la Planification et du Budget, la société civile et le secteur privé. Parmi les bailleurs de fonds présents à la réunion figurent la Banque Africaine de Développement, la Banque Islamique de Développement, la Banque Mondiale, l'Association Internationale de Développement, le Fonds Mondial de Lutte contre le VIH/SIDA, la Tuberculose et le Paludisme, l'Initiative du Président Américain contre le Paludisme (PMI), le Ministère français des Affaires Etrangères et le Département britannique pour le Développement International.

Le Partenariat RBM est en train d'étendre ses activités au-delà du continent africain et d'élargir ses structures en Asie plus particulièrement où aucun cadre de ce type n'existe à date. "La communauté du paludisme en Afrique peut conduire cet effort", a déclaré S.E Dr. Lori Yatta Lugor, Ministre Délégué de la Santé de la République du Sud-Soudan qui a aussi exhorté les Coordonnateurs des PNLP à aider à guider cette expansion vers l'Asie.

CONTACT PRESSE

Michel Smitall 
Tél: +41 22 791 3658
E-mail: smitallm@who.int

 

A PROPOS DU PARTENARIAT RBM

Le partenariat RBM est un cadre global qui assure la coordination des actions de lutte contre le paludisme. Il propose une plateforme neutre pour établir un consensus et définir des solutions face aux défis que présente la mise en œuvre d’interventions et de stratégies visant à lutter contre le paludisme. Le RBM est un partenariat public/privé qui permet de développer de nouvelles idées et d’apporter un soutien aux approches innovantes.

Le Partenariat met en avant l’engagement politique de haut niveau tout en mettant le paludisme au sommet des priorités au niveau mondial en facilitant, harmonisant et amplifiant les plaidoyers initiés par les partenaires. Fondé par l’UNICEF, l’OMS, la Banque Mondiale et le PNUD et renforcé par l’expertise, les ressources et l’engagement de plus de 500 organisations partenaires, le Partenariat met en place les procédures politiques et le soutien technique afin de contrôler les efforts effectués dans les pays et suivre les progrès vis à vis des objectifs mondiaux.