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Communiqués de presse et déclarations 2012

L'engagement politique de l'ASEAN crucial pour poursuivre les progrès de la lutte antipaludique

Communiquées de presse 4.07.2012

Phuket, Thaïlande, 4 juillet 2012 Profitant du rassemblement des dix pays membres de l'ASEAN à l'occasion de la conférence ministérielle de la santé, le gouvernement thaïlandais et le Partenariat Roll Back Malaria (Faire reculer le paludisme) ont convoqué durant l’évènement une réunion avec les hauts responsables politiques pour les exhorter à intensifier dès maintenant les efforts en matière de contrôle du paludisme dans la région.

En effet, une résistance émergente aux médicaments antipaludiques les plus puissants a récemment mis la région sur le devant de la scène internationale. Les spécialistes craignent que des souches de paludisme résistantes ne se propagent dans d’autres régions et sur d’autres continents, et que le seul traitement actuellement disponible contre la forme la plus mortelle de paludisme – les combinaisons thérapeutiques à base d'artémisinine (ACT) – ne devienne inefficace, réduisant alors tous les progrès réalisés au cours des dix dernières années à néant.

« Les enjeux sont très élevés en Asie en ce moment », déclare le Dr Thomas Teuscher, Directeur exécutif par intérim du Partenariat RBM. « Grâce à l'Organisation mondiale de la santé, nous avons développé d'excellents plans d'enrayement et une solide assistance technique pour gérer cette menace. Il faut désormais que les pouvoirs politiques des pays de la région mettent tout en œuvre pour placer le contrôle du paludisme en tête des priorités régionales et nationales et obtenir de nouveaux investissements stables afin de déployer le Plan d'action mondial pour l'enrayement de la résistance à l'artémisinine ».

« Le problème du paludisme est très différent selon les pays de l'ASEAN, mais nous partageons quoi qu'il arrive des objectifs communs pour lesquels nous devons trouver des solutions ensemble », déclare le Dr Wichai Satimai, Directeur du Département des maladies vectorielles au ministère de la Santé thaïlandais. « S'ils veulent maîtriser les zones de paludisme endémique dans la région et résoudre des défis techniques majeurs, les pays de la région devront impérativement collaborer. La Thaïlande est heureuse de travailler avec ses voisins à l'occasion de cet évènement parallèle sur le paludisme organisé durant la conférence ministérielle de la santé de l'ASEAN ».

Avec 6 % du nombre total de décès imputables au paludisme et 13 % de cas estimés en 2010, l'Asie du Sud-Est est la deuxième région la plus touchée au monde. Au cours des dernières décennies, le paludisme a reculé dans les pays ayant fortement progressé en matière de développement économique, d'urbanisation et de déforestation. En effet, plus les pays se développent et deviennent prospères, plus ils investissent dans les services de santé et les programmes de contrôle du paludisme, permettant ainsi de réduire le fardeau du paludisme. Même si la maladie recule, elle persiste néanmoins dans de nombreuses communautés rurales isolées et zones frontalières, non seulement car elles sont moins développées et ont moins facilement accès aux services de santé, mais aussi car les infections se propagent plus facilement aux frontières.

« La plupart des régions isolées en Thaïlande ne sont pas touchées par le paludisme, sauf les zones frontalières avec la Birmanie, le Cambodge et la Malaisie, qui sont victimes des mouvements démographiques », déclare le Dr Wichai Satimai. « En Thaïlande, les régions isolées et impaludées disposent désormais d'un personnel spécialisé capable de diagnostiquer rapidement la maladie et de fournir le traitement le plus développé ».

La transmission du paludisme est élevée dans les zones isolées et boisées de la région à cause de la présence de moustiques, des vecteurs excessivement actifs de la maladie. Les minorités tribales indigènes constituent l'une des principales populations à risque car ils vivent souvent dans des zones vallonnées et isolées et peuvent difficilement accéder aux dispositifs de santé ou recevoir des soins.

Selon l'OMS, environ 330 millions de personnes sont exposées au risque de paludisme dans les dix pays membres de l'ASEAN.

 

Contacts presse et interviews 
Phuket : Baralee Meesukh +66 (0)819216462
Genève : Caroline Ndiaye +41 (0)794767157

 

A PROPOS DU PARTENARIAT RBM

Le partenariat RBM est un cadre global qui assure la coordination des actions de lutte contre le paludisme. Il propose une plateforme neutre pour établir un consensus et définir des solutions face aux défis que présente la mise en œuvre d’interventions et de stratégies visant à lutter contre le paludisme. Le RBM est un partenariat public/privé qui permet de développer de nouvelles idées et d’apporter un soutien aux approches innovantes.

Le Partenariat met en avant l’engagement politique de haut niveau tout en mettant le paludisme au sommet des priorités au niveau mondial en facilitant, harmonisant et amplifiant les plaidoyers initiés par les partenaires. Fondé par l’UNICEF, l’OMS, la Banque Mondiale et le PNUD et renforcé par l’expertise, les ressources et l’engagement de plus de 500 organisations partenaires, le Partenariat met en place les procédures politiques et le soutien technique afin de contrôler les efforts effectués dans les pays et suivre les progrès vis à vis des objectifs mondiaux.